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par Xidius » sam. nov. 26, 2016 1:15 am
A Hologram for the King (2016) de Tom Tykwer
Tom Hanks joue un commercial pour une boite hi-tech qui part en mission en Arabie Saoudite vendre une technologie de vidéo-conférence au Roi. Problème : son équipe est mal lotie sur place pour bien bosser, et les contacts supposés ne sont jamais dispos, laissant tout ce beau monde dans le flou le plus total, l'occasion sur le héros de remettre sa vie en perspective.
Un choc des cultures au cœur du film, sur le décalage perpétuel entre l'Américanisation du Moyen-Orient et certaines traditions bien locales et opposées qui résistent encore et toujours. Le film glisse doucement vers le feel good movie avec Tom Hanks parfait as usual et une réal qui assure l'air de rien.
Un petit film modeste pour Tykwer, c'est sûr, mais c'est ce qui le rend aussi fort sympathique.
Les Animaux Fantastiques (2016) de David Yates
Qu'il faille virer David Yates, c'est une évidence depuis un moment, et le bougre le rappelle dès les premières secondes de son nouveau film. Sans déconner, cette intro sur des couvertures de journaux qui compte sur la connaissance des fans concernant les mécanismes de l'univers pour pondre l'intrigue toute seule, c'est vraiment limite, sans parler de certaines scènes d'actions atroces. Les mecs ont même réussi à ressusciter le nuage d'excréments qui faisait office de méchant dans Green Lantern !
Qu'il faille virer le directeur de la photographie, c'est aussi une évidence devant le film.
C'est simple : tout est putain de grisâtre. New-York, années 30, c'est pas l'âge des ténèbres, on change de décor et on est là pour s'amuser mais non, tout le film se colle un voile dégueu, avec une image plate, sans contraste, sans nuance, la tristesse absolue sauf pour les 5 bestioles fluos du film.
Qu'il faille virer J.K Rowling, ça semble plus compliqué, mais va vraiment falloir qu'elle se colle elle-même un coup de pied au cul vu que personne chez Warner ira le faire. On aurait pu avoir un film d'aventure sur un mec qui arpente le monde à la recherche de bestioles chelous. Certes, de prime abord ça ne raconte pas grand chose (si ce n'est rien) mais ça étend l'univers de façon amusante, ce qui est de toute façon le seul but de cet aspirateur à dollars de fans.
Et limite, ça peut marcher. La première scène dans la valise, à défaut d'être pétée de raccords numériques dégueux, elle fait le taf dans le genre magie et émerveillement potentiel. Bon, c'est aussi parce que c'est la seule scène un tant soit peu colorée, mais bref.
Mais comme Rowling repose sur des vieilles habitudes : rebelote que voilà les forces du mal qui œuvrent dans l'ombre avec des ados ténébreux et tout le bordel. Non seulement on s'est tapés 8 films là dessus, mais là en plus ça sort de nulle part, c'est franchement mal joué et surtout, on. en. n'a. rien. à. foutre. Le teasing pour la suite à la fin, pitié !
Et du coup, on perd rapidement de vue l'objectif "chasse/découverte" pour se taper de la scène d'action bien perrave à la fin, sans parler de l'épilogue "émotion" INTERMINAAAAABBBBLLLLEEEEE.
Bon, il y a bien quelques idées ça et là, sur les différences culturelles UK/US par exemple, ou le side-kick moldu qui marche très bien.
Mais quand même, le film n'arrive jamais à meubler sa durée sur son seul concept.
Sachant qu'il y en a 4 autres derrière, ça va être chaud.
