
AHHH les Subways... Après avoir un peu explosé au grand public avec leur premier album Young for Eternity et surtout son single Rock'n Roll Queen, ils étaient attendus au tournant, et avaient éclipsés leur premier album (pas génial par ailleurs) avec All or Nothing. Du méchant riff bien bourrin dans ta tête, une basse frénétique et un batteur hyperactif, la power pop ultra énergique du trio décollait dans ce skeud et multipliait les morceaux rock propices à du circle pit et à du pogo en folie, surtout devant cette grande sauterelle de Charlotte Cooper qui rebondit aussi vite qu'elle joue de son instrument.
Forcément, après ça, on attendait le 3ème album, que voili-voilà.
Money & Celebrity, une manière de dire que les Subways se sont gangrenés? Oui & non.
L'envie est toujours là, l'honnêteté aussi, et on sent que les Anglais veulent faire danser et mettre la patate.
Le seul problème, c'est que l'inspiration en a prit un coup. Il suffit de voir combien pas mal de chansons utilisent la même structure : Guitare en intro, on lance tout le monde sur le riff principal, couplet avec chanteur et batterie, refrain, couplet/refrain bis, pont avec chant seul, refrain, re riff, terminé.
Ca ne poserait pas tellement de soucis si la formule ne se faisait pas sentir et si les morceaux avaient autant de punch que All or Nothing, mais ce n'est pas le cas. A l'exception d'un "We Don't Money to Have a Good Time" dont on passera allégrement sur les paroles pour se contenter de jumper dans tous les sens, les riffs de guitare et les descentes vénères de basse caractéristiques du précédent skeud manquent, et on a du mal à retrouver le feu sacré qui animaient nos 3 zouaves.
On est toujours mieux embarqués que sur Young for Eternity (qui sentait l'amateurisme et les premiers pas, que l'on aime ou non), mais il faut bien admettre que si les Subways n'ont pas cédés à l'argent et à la célébrité, ils n'ont plus grand chose à prouver, et c'est peut être ça le problème.