AU ROCK WERCHTER !
Et après l'arrivée et l'installation dans l'un des campings monstrueusement grand (60.000 campeurs sur tout le complexe), nous voici partis pour la première journée, qui commença avec...
Eagles of Death Metal. Rock'n Roll bien trempé avec chanteur moustachu ayant sacrément la classe et qui balanca avec sa joyeuse équipe un son qui mit l'ambiance dès le premier concert ! Après une heure de concert, une demi heure de pause se calla avant d'accueillir la tout de même sacrément jolie
Lily Allen qui nous fit une performance très classe, avec une excellente intro (très très bonne
Everyone's At It) et qui malgré une période creuse durant le live, à cause de certaines transitions un peu spaces et de coupures trop nettes, finit par mettre le feu, notamment avec son très attendu
Fuck You, qui fût scandé par la foule illico presto. Vint ensuite le
Dave Matthews Band, seconde découverte pour moi et première grande claque devant le talent des musiciens, dont un batteur franchement hallucinant. Pas un grand groupe de bourrins mais une line-up talentueuse, avec des musiciens heureux de jouer et qui donnait autant de plaisir aux spectateurs qu'ils en recevaient. Avant de voir le premier "grand" groupe du jour, ou célèbre du moins...
Placebo. Perso, j'attendais pas grand chose du groupe hormis les titres célèbres que j'aime bien mais sans plus. Et ça été la douche froide, avec un groupe jamais souriant, au son ultra plat et avec un batteur ridicule (on aurait dit qu'il battait avec sa mèche blonde...). Clairement, je me suis ni plus ni moins fais suer durant tout le concert, regardant dans une indifférence la plus totale (dixit un ami présent lui aussi) les pogos que certaines chansons ont provoqué ou la réaction chaleureuse du public. Chiant, ultra froid du point de vue de groupe et musicalement d'une platitude alarmante, j'en suis ressorti en me posant cette simple question : comment est ce que ce groupe peut être aussi célèbre?! Enfin célèbre... Ce n'était rien face au groupe suivant, la formation cultissime
Oasis, qui me donna une fougue nostalgique tant j'avais oublié les tubes du groupe que je scandais durant mon collège, dont
Morning Glory avec ses paroles qui me revinrent immédiatement. Après certes, tout ou presque a déjà été dit sur
Oasis. Et il est vrai que Noel Gallagher était totalement défoncé sur scène, n'ayant absolument pas l'air de prendre un quelconque pied à chanter devant un public conquis d'avance. Pourtant, j'ai trouvé que les deux frères avaient un charisme impressionnant et malgré tout le concert était honnête. Pas mal donc. Minuit passé, on s'attaque alors au dernier concert de cette première journée et là, pour avoir attendu la claque, je l'ai prise à de nombreuses reprises dans la gueule avec le plus grand éléctro-choc live jamais vu :
The Prodigy. C'est bien simple, 5 secondes après le démarrage de la première chanson (
Worlds on Fire), la fosse était déjà déchirée dans tous les sens avec des pogos énorme et une ambiance juste monstrueuse. 1h20 de concert où les deux fanfarons ont tout fait pour déchainer un public enragé et durant lesquels il y eut de nombreux moments oufs, comme lorsque l'un des chanteurs à fait accroupir tout le public pour mieux le faire sauter et remet un dawa monstre durant
Smack my bitch up. Un concert éprouvant, brutal, percutant mais foutrement jouissif et qui démontra que les maîtres en matière de transe totale et définitive, ce sont bien eux.
DEUXIEME JOURNEE YAHOO !
Après un bon gros dodo, on reparti pour les festivités pour voir
White Lies, un petit groupe qui monte qui monte, sympa mais pas plus pertinent en live que sur l'album. Ensuite,
Amy MacDonald vint mettre son grain de sel dans l'histoire et se pointa en surprenant tout le monde de par son joli minois. (deux fois plus belle que sur les clips et autres

). Son concert fût sympathique mais pas inoubliable, bien qu'il fût parfait avant d'accueillir l'excellentissime groupe
Elbow, qui livra une performance honnête, simple et touchante de modestie et par le plaisir pris par les musiciens à échanger avec le public. Bref, ca tue sur le studio mais là, c'était encore mieux ! Vint ensuite le premier groupe de la journée attendu pour vraiment faire danser :
Bloc Party. Vu il y a 2 ans peu après la sortie du second skeud et apprécié alors, le groupe m'a quelque peu déçu. Les derniers titres ne sont pas convaincants, les musiciens pas aussi impressionnants (pas du tout en fait) que dans mes souvenirs et globalement c'était mou. Reste le chanteur, qui a foutrement la classe ! Groupe suivant dans la catégorie pseudo culte alors qu'on en entend rarement parler :
The Killers. Et quand bien même leurs morceaux ne sont pas renversants (loin de là), les bonhommes mettent tellement du leur en live qu'il était difficile de ne pas bouger. Mais tout ça, c'était avant de revoir un groupe qui m'a remis une claque auquel je ne m'attendais pourtant pas :
Coldplay. Déjà vu en septembre dernier à Bercy, le groupe m'a pourtant impressionné de par sa bonne humeur communicative et sa volonté à être proche du public, avec notamment un Chris Martin show man qui en fît des tonnes sans être lourd et s'est révélé constamment prenant, drôle et humble. Très clairement, le groupe a explosé tout ce qu'on avait pu voir jusqu'alors en terme d'échange, de plaisir à jouer et de mise en scène et fanboyisme mis à part, si ils resserrent leurs prochaines compos vers un style plus proche des précédents albums et si ils continuent dans cette voie là en live, ils deviendront un groupe majeur de la scène live, bien qu'ils le soient quasiment. Et pour preuve de cela, les retours du public et de nombreuses personnes avec qui j'ai parlé par la suite et qui toutes furent étonnés et s'éclatèrent durant le concert. Enfin, chapeau à Chris Martin pour sa reprise au piano de Billie Jean (en hommage à vous savez qui) qui fût chantée avec le public, un moment qui aurait pu être pompeux et qui s'est révélé simple et foutrement efficace! En clair, vivement le concert du parc des princes en septembre.
TROISIEME JOURNEE.
Suite à un problème des yeux (fucking lences !), je n'ai pu assister qu'à
Limp Bizkit. C'était débile, bourrin et jouissif, pile ce qu'il fallait.
QUATRIEME JOURNEE MOZEUR PHOQUE !
Quatrième journée donc, avec problèmes aux yeux supprimés et donc nous revoilà partis pour faire la fiesta. Qui commença sous la pluie avec
The Mars Volta dont le live fût complètement chiant, avec un chanteur sur-excité et ridicule pour une musique lambda au possible. Voici alors
The Black Eyed Peas, qui arrivèrent avec une mise en scène hollywoodienne (intro avec animations sur écrans, danseurs machins trucs et bidules) et nous balancèrent trois bonnes chansons et leur lot de bousasses cosmiques pourraves mais franchement drôles. Cependant, Fergie est absolument ridicule, Will I Am en avait strictement rien à carrer d'être là et nous a livrer un hommage à M.Jackson aux platines complètement foireux à cause d'un mix merdique, il faut bien le dire, rendant le tout pompeux et opportuniste. Bref, pas génial mais rigolo.
Vint enfin alors le trio final...
Kaiser Chiefs pour commencer, arrivant avec une excellente réputation live qui fût prouvée une fois sur scène car si le groupe n'a pas une set list renversante, ils se défoncent tellement en live que ne pas y prendre son pied tiendrait de la mauvaise volonté pure. C'est alors que le messie arriva, le grand, le seul et unique...
Nine Inch Nails. Et quand bien même le public de Metalleux (que Reznor a vite capté) n'en avait rien a foutre, je me suis éclaté comme une folle devant une performance franchement impressionnante, avec des musiciens monstrueux, une setlist contenant quelques surprises et un Trent Reznor hallucinant de charisme. Et même si j'étais l'un des seuls à me défoncer dans la fosse, le concert a fait tout de même une forte impression notamment avec
Hurt, sublime conclusion. Moi, j'ai l'impression qu'il a duré 2 secondes surtout.
Le final enfin, la machine de guerre prête à tout écraser et attendue de pied ferme par un public venu à 95% pour...
Metallica. Et là, on ferme sa gueule et on admire. Quand bien même le son était ultra fort (j'aurais kiffé avoir des protections auditives sur le coup), on ne peut qu'être impressionné devant la technique des Four Horsemen, devant leur joie à jouer devant un public déchainé et devant la mise en scène qui en colle vraiment plein la gueule. Même si je me suis pas déchainé, j'ai passé deux heures à halluciner devant le jeu de batterie de Lars Ulrich et les guitares à 300 à l'heure. C'est bourrin, méchant et jouissif. Un show ouf, ni plus ni moins.
CONCLUSION.
Alors, qu'est ce qu'il faut voir en live, qu'est ce qu'il ne faut pas?!
Déjà, éviter
Placebo, éviter
The Mars Volta, éviter les
Black Eyed Peas (sauf si vous aimez...)
Si la machine ultra huilée
Metallica en donne pour son argent et plaira à tout ceux qui aiment le rock qui tape dur dans les tympans, je ne saurais que vous conseillez de voir
Coldplay qui s'impose vraiment comme une grande figure en live et qui s'est avéré être le meilleur concert pour moi.
Nine Inch Nails était tout bonnement monstrueux, avec pour moi les meilleurs musiciens et le meilleur son mais malheureusement, le public n'y était pas du tout. Pas grave, je retourne les voir demain soir à leur propre concert à Paris !
Enfin...Si vous voulez en prendre plein la gueule, suer comme des fous et vous déchirez comme pas possible...
The Prodigy. La capacité à déchainer la foule détenue par le groupe tient du pur génie et c'est juste phénoménal. (corps sensibles, s'abstenir.).
Concernant le festival lui même, l'ambiance générale était bon enfant, l'organisation était nickel et j'ai apprécié la facilité avec laquelle on peut être proche de la scène (tous les concerts importants à mes yeux... je les ai passé à même pas 10 mètres de la scène et ce sans problème.) Si l'année prochaine la line up est aussi bonne... J'y retourne !!!