Re: Votre Bilan 2010
Posté : mar. déc. 28, 2010 2:44 pm
L'avais vu l'été 2009 au festival de Locarno, dont la rétrospective était les films d'animation japonais.
J'ai retrouvé ma critique de l'époque:
Après la projection de la nouvelle copie de « To Live and Die in LA » de William Friedkin, c'est au tour du nouveau bébé des studios Mad House de passer sur la Piazza Grande. Le film s'appelle « Redline », réalisé par Takeshi Koike (qui a conçu «World Record », l'un épisode de « The Animatrix »), et il s'apprête à faire vibrer la place à coups de voitures vrombissant à mille à l'heure et de batailles intergalactiques (si, si).
A l'ère où la plupart des films d'animation sont conçus par ordinateur, déshumanisant les projets, ce « Redline » se distingue d'abord par son visuel hors-norme, qui use de dessins 2D classiques, de couleurs pétantes, et d'animation classique. Lorsque l'on apprend que le projet mit six ans à voir le jour, on peut tout à fait comprendre qu'il ait pu tarder à ce point, au vu de la qualité des scènes de courses, où l'on peut ressentir la forte vélocité des bolides. Koike s'en sort donc haut la main sur ce projet, aidé par une équipe de renommée puisqu'en effet, l'on retrouve Matsuhiro Ishii (qui a notamment travaillé sur la séquence d'anime du premier volume de « Kill Bill ») derrière la conception des personnages. Ceux-ci s'avèrent être également un point fort du film, car chacun d'entre eux jouit d'une profondeur et d'un background distincts, qui les distingue des personnages d'animation habituels.
En revanche, l'une des grandes faiblesses du film se trouve dans son scénario. Se situant dans un univers futuriste pas vraiment contextualisé, « Redline » jongle entre les différentes technologies sans grande homogénéité (voitures sur roues vs. monstres géants génétiquement modifiés vs. satellites ''Death Star'' au rayon dévastateur, etc). De ce fait, plus rien n'a de limite, et le film finit par sombrer dans un trop plein d'éléments sans vrai rapport. La dernière partie va dans tous les sens. En outre, le film de Koike souffre d'un rythme mal géré, se perdant dans des séquences de dialogue sans grand intérêt pendant de longues dizaines de minutes, puis aligne des scènes d'action à n'en plus finir, créant l'overdose. Alors oui, « Redline » déborde d'énergie, envoie la sauce avec des courses à la vitalité vibrante, et jouit surtout d'un design léché et particulier, se démarquant ainsi des productions actuelles. Mais il aurait également mérité de parfaire son scénario hasardeux, aux personnages parfois envahissants, aux situations grotesquement inattendues. Dommage.
J'ai retrouvé ma critique de l'époque:
Après la projection de la nouvelle copie de « To Live and Die in LA » de William Friedkin, c'est au tour du nouveau bébé des studios Mad House de passer sur la Piazza Grande. Le film s'appelle « Redline », réalisé par Takeshi Koike (qui a conçu «World Record », l'un épisode de « The Animatrix »), et il s'apprête à faire vibrer la place à coups de voitures vrombissant à mille à l'heure et de batailles intergalactiques (si, si).
A l'ère où la plupart des films d'animation sont conçus par ordinateur, déshumanisant les projets, ce « Redline » se distingue d'abord par son visuel hors-norme, qui use de dessins 2D classiques, de couleurs pétantes, et d'animation classique. Lorsque l'on apprend que le projet mit six ans à voir le jour, on peut tout à fait comprendre qu'il ait pu tarder à ce point, au vu de la qualité des scènes de courses, où l'on peut ressentir la forte vélocité des bolides. Koike s'en sort donc haut la main sur ce projet, aidé par une équipe de renommée puisqu'en effet, l'on retrouve Matsuhiro Ishii (qui a notamment travaillé sur la séquence d'anime du premier volume de « Kill Bill ») derrière la conception des personnages. Ceux-ci s'avèrent être également un point fort du film, car chacun d'entre eux jouit d'une profondeur et d'un background distincts, qui les distingue des personnages d'animation habituels.
En revanche, l'une des grandes faiblesses du film se trouve dans son scénario. Se situant dans un univers futuriste pas vraiment contextualisé, « Redline » jongle entre les différentes technologies sans grande homogénéité (voitures sur roues vs. monstres géants génétiquement modifiés vs. satellites ''Death Star'' au rayon dévastateur, etc). De ce fait, plus rien n'a de limite, et le film finit par sombrer dans un trop plein d'éléments sans vrai rapport. La dernière partie va dans tous les sens. En outre, le film de Koike souffre d'un rythme mal géré, se perdant dans des séquences de dialogue sans grand intérêt pendant de longues dizaines de minutes, puis aligne des scènes d'action à n'en plus finir, créant l'overdose. Alors oui, « Redline » déborde d'énergie, envoie la sauce avec des courses à la vitalité vibrante, et jouit surtout d'un design léché et particulier, se démarquant ainsi des productions actuelles. Mais il aurait également mérité de parfaire son scénario hasardeux, aux personnages parfois envahissants, aux situations grotesquement inattendues. Dommage.