Re: Pacific Rim || Guillermo Del Toro
Posté : ven. juil. 19, 2013 11:08 pm
Bon déjà, l'année de sortie de Cloud Atlas, fuck it, vous l'avez vu cette année. Mais je pensais aussi et surtout à un truc de Ron Fricke.
Les dialogues et le scénario sont nuls.Xidius a écrit :Bon déjà, l'année de sortie de Cloud Atlas, fuck it, vous l'avez vu cette année. Mais je pensais aussi et surtout à un truc de Ron Fricke.
Sans l'ombre d'un douteHellboy, ce grand sage a écrit : Et lorsque je lis des trucs du genre "il n'y a pas d'émotion", je me demande Où est-ce que vous allez les chercher les émotions, bon dieu ? (...) mais les émotions les plus fortes, elles viennent des combats eux-mêmes !
C'est vrai ! (en comparaison, la bande-annonce de Wolverine m'a donné un léger mal d'estomac.Luciole a écrit :Vu ce soir ! En VO et en 3D (impeccable d'ailleurs, c'est un miracle) !
Luciole, notre mascotte éternelle a écrit :Sans l'ombre d'un doute
Je reviens sur le "Hélas de moins en moins habitué à discerner", en précisant qu'on s'était refait les deux Hellboy & Blade 2 avant Pacific Rim, et qu'étrangement il y a plus de matière et de drame dans ces films là.NonooStar a écrit :Le "problème" de Pacific Rim, c'est pas que Del Toro emprunte des viaducs scénaristiques, c'est qu'il caractérise ses personnages par leurs actions et les interactions avec leur environnement... chose qu'on est hélas de moins en moins habitué à discerner. Je dis "on" parce que ces choses-là n'étaient pas non plus évidentes pour moi à la première vision, alors qu'au final, Del Toro parvient à faire passer beaucoup de choses en gardant des dialogues relativement réduits et même un peu cheesy en apparence, un peu over-the-top (comme l'exige un peu le genre). Donc au final, les dialogues de Pacific Rim ne sont pas (ou en tout cas, clairement pas tous) des dialogues Disney Channel, écrits en pilotage automatique.
Mais parce que l'essence d'un Kaiju Eiga c'est justement ça, des personnages stéréotypés au possible (du coup, on veut bien excuser l'écriture des personnages de Pacific Rim, on peu se dire que c'est pour coller au genre) dont on se fout et des Kaiju qui occupent le rôle central, le noyau émotionnel. Ce qui émeut dans un Kaiju, c'est les monstres. Et certaines scènes d'Hellboy II prouvaient que Del Toro avait bien compris ça. Mais ici, dans Pacific Rim, rien de tout ça. Ce choix de faire des Kaiju des vulgaires clones interchangeables est terriblement triste. Ça ôte toute la dimension poétique et tragique que pouvait avoir le film. Parce que oui, les personnages sont presque tous vides, mais ça aurait été largement excusable si les Kaijus prenaient le relais...Hellboy a écrit :Quand je lis aussi qu'il n'y a aucune empathie pour les kaijus, primo, je ne vois pas en quoi c'est grave et deuzio, ça n'est pas complètement vrai puisqu'on apprend que ce ne sont que des instruments, qu'ils n'ont aucune liberté de penser. Faut arrêter de vouloir tout intellectualiser ou de chercher des ambitions là où il n'y en a pas. On n'est pas à Télérama ou à la voix du nord, ici.
Ce sont les Jaegers qui remplissent ce rôle, ce sont des personnages à part entière.Sigurd a écrit :Mais parce que l'essence d'un Kaiju Eiga c'est justement ça, des personnages stéréotypés au possible (du coup, on veut bien excuser l'écriture des personnages de Pacific Rim, on peu se dire que c'est pour coller au genre) dont on se fout et des Kaiju qui occupent le rôle central, le noyau émotionnel. Ce qui émeut dans un Kaiju, c'est les monstres. Et certaines scènes d'Hellboy II prouvaient que Del Toro avait bien compris ça. Mais ici, dans Pacific Rim, rien de tout ça. Ce choix de faire des Kaiju des vulgaires clones interchangeables est terriblement triste. Ça ôte toute la dimension poétique et tragique que pouvait avoir le film. Parce que oui, les personnages sont presque tous vides, mais ça aurait été largement excusable si les Kaijus prenaient le relais...Hellboy a écrit :Quand je lis aussi qu'il n'y a aucune empathie pour les kaijus, primo, je ne vois pas en quoi c'est grave et deuzio, ça n'est pas complètement vrai puisqu'on apprend que ce ne sont que des instruments, qu'ils n'ont aucune liberté de penser. Faut arrêter de vouloir tout intellectualiser ou de chercher des ambitions là où il n'y en a pas. On n'est pas à Télérama ou à la voix du nord, ici.
Ça ne change pas vraiment le problème, quand bien même ce serait le cas (parce que à part Gipsy, les autres en s'en cogne un peu non ?), ça reste à sens unique et aucun Jaeger ne déploie autant de poésie qu'un véritable Kaiju. J'entends, ils ont beau être au centre du film, ils ne sont animés d'aucune volonté et c'est bien sur les pilotes qu'on s'attarde.Basile a écrit :Ce sont les Jaegers qui remplissent ce rôle, ce sont des personnages à part entière.
En même temps durant tout le film, à part pour le personnage de Charlie Day, les monstres sont perçus, vus et filmés comme des horreurs dangereuses et malveillantes. Il aurait été étrange de voir l'inverse à l'image.Sigurd a écrit :Ce qui émeut dans un Kaiju, c'est les monstres. Ce choix de faire des Kaiju des vulgaires clones interchangeables est terriblement triste. Ça ôte toute la dimension poétique et tragique que pouvait avoir le film
L'inverse, c'est justement ce qui fait le charme et la classe de tous les Kaiju Eiga.Luciole a écrit :En même temps durant tout le film, à part pour le personnage de Charlie Day, les monstres sont perçus, vus et filmés comme des horreurs dangereuses et malveillantes. Il aurait été étrange de voir l'inverse à l'image.
Ah carrément, le fait (aussi cool soit-il hein) qu'il cogne avec un paquebot procure de l'émotion ?Luciole a écrit :Je préfère voir des Jaagers insuffler de l'émotion, là où on ne s'y attend pas ("oh... c'est un paquebot que tu tiens là ? très bien... très très bien...").
Il y a beau y avoir des modèles différents (franchement pas plus développés que ça malheureusement...), ils demeurent des clones... Donc pas si fondamentalement différents.Luciole a écrit :Ensuite, malgré le fait qu'ils servent de chair à pâté pour grand spectacle, j'ai trouvé que la plupart des Kaijus possédaient une identité (sauf pour les 3 derniers sous l'océan). Ils sont fondamentalement tous différents. Que ce soit dans leurs aptitudes physiques (force, défenses, mobilité...) ou dans leurs formes. L'amour de DelToro pour ces monstres se manifeste dans leur design pour le coup.
Whaaat ! Au contraire : le kaiju en forme de gorille est mastoc et puissant (il balance Gipsy Danger). Celui du combat à avec le paquebot est mince et agile (ils se glisse et se cache d'immeubles en immeubles). Durant le flashback au Japon, le Kaiju en forme de crabe se déplace comme une fouine. KnifeHead et son nez pointu est redoutable etc...Sigurd a écrit : Il y a beau y avoir des modèles différents (franchement pas plus développés que ça ... usement...), ils demeurent des clones... Donc pas si fondamentalement différents.
Si tu rentres l'admiration dans le champs de l'émotionnel, alors oui.Sigurd a écrit :Ah carrément, le fait (aussi cool soit-il hein) qu'il cogne avec un paquebot procure de l'émotion ?Luciole a écrit :Je préfère voir des Jaagers insuffler de l'émotion, là où on ne s'y attend pas ("oh... c'est un paquebot que tu tiens là ? très bien... très très bien...").