Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeet, en avant première pour VOUS, mon très court rapport pour le premier jour de festoch à Lyon.
Un festival de cinéma sur Lyon? Non? Vous parlez bien de Lyon, la "deuxième" ville de France, qui se voit inlassablement délaissée au profit de Paris, notre chère capitale?
Oui, je parle bel et bien de Lyon. Lyon, la ville des bouchons, Lyon, la ville des saucissons, de l'andouillette, du boudin, et ville graciée par la Sainte Vierge Marie en 1643, alors que la peste faisait rage au sud de la France. Mais aujourd'hui, Lyon, c'est plus que ça. Aujourd'hui, Lyon accueille le Grand Lyon Film Festival, rétrospective des œuvres de Sergio Leone et Don Siegel, et du cinéma des années 1940, entre autres. Mardi soir se tenait la séance d'ouverture, à laquelle je n'ai hélas pas pu assister, mais aujourd'hui débutaient les "vraies séances", principalement des diffusions de films restaurés. Quoi de mieux alors, pour commencer ce festival, qu'un western de Sergio Leone?
Dès 9h45, la foule se presse devant le Pathé Bellecour, probablement l'un des cinémas les plus fréquentés de la ville. Quelques vingt minutes plus tard, les grilles s'ouvrent et le flot de gens se dirige déjà vers la salle. Billet découpé, badge fièrement arboré, place réservée, j'entre dans la salle, et attends patiemment la présentation du film par madame Marjane Satrapi, notamment auteur de
Persepolis. C'est évidemment à ma grande surprise que je vois cette dernière se lever de mon rang lorsque l'organisateur l'invite à s'adresser au public. Dans une ambiance des plus enjouées, madame Satrapi se révèle à la salle affublée d'une magnifique (et énorme)... moustache. Entre deux blagues bien placées, elle nous parle de la portée universelle des films de Leone de par leur thème de l'individualisme, de la façon novatrice de filmer du réalisateur (gros plans, parfois sur les yeux, importance des détails en arrière plan), et de leur registre épique.
Lorsque les lumière s'éteignent, la salle frissonne à l'ouïe de la légendaire musique d'Ennio Morricone, puis à l'apparition du titre
Per un pugno di dollari. Que dire, sur ce film culte et admiré par tant de spectateurs, petits ou grands? Qu'il est parfait, certes, mais notons également la restauration magnifique de l'image et du son, et l'excellente idée d'afficher les sous-titres sur un petit écran annexe en dessous de l'écran principal.
Pour une poignée de dollars, en version originale, c'est 1h40 de bonheur: une odeur de sable, une odeur de mort, une odeur de poudre et d'arme à feu, de cigare et d'alcool, une odeur de bandits, de génies et de (anti) héros. La langue italienne est incroyablement immersive, et Clint Eastwood, magistral. Bref, ça sent le western à son apogée, ça sent Sergio Leone.
J'en reste malheureusement ici pour ma première journée de festival, toutefois, j'ai rencontré mademoiselle Asia Argento, qui venait présenter
Pierrot le Fou au cinéma le Comoedia à 17h45. La jeune femme, même à Lyon, a une bonne réputation, puisqu'à peine fut-elle sortie de sa voiture noire aux vitres teintées, qu'elle fut assaillie par les fans et les photographes. Pas le temps de parler donc, peut-être une autre fois.
Des photos? Allez, deux photos:
Bon, d'accord, d'accord, une troisième, juste parce que je suis dessus, et pour énerver loval:

Précisons que je suis le type juste derrière elle, hein.
