Re: Vos derniers films vus
Posté : sam. janv. 16, 2010 2:45 am
It Might Get Loud de David Guggenheim (2008)
Quand le réalisateur d'Une vérité qui dérange décide de faire un documentaire sur la guitare électrique et son évolution ces 30 dernières années, il ne fait pas les choses à moitié et va carrément chercher Jimmy Page (Led Zeppelin), The Edge (U2) et Jack White (The White Stripes, The Raconteurs, The Dead Weather) pour organiser une rencontre entre les trois géants.
Contenant principalement deux types de scènes : soit centrées sur un artiste en particulier et son parcours ou sur la rencontre même, le film avait toutes les chances de son côté pour être tellement rock'n roll que l'on allait en prendre plein les oreilles.
Il y a des choses très intéressantes, à commencer par le choix des guitaristes.
On a d'abord The Edge, "architecte sonore" selon le guitariste de Led Zep, dont la caractéristique est de chercher le son parfait à grands coups d'effets en tout genre, de chercher la pureté absolue.
A côté de lui, Jimmy Page donc, véritable monstre de la technique qui joue de la guitare comme un homme respire et dont la carrière repose sur la remise en question constante et la variété hallucinante de son jeu.
Enfin, Jack White, le petit dernier qui n'en reste pas moins ultra impressionnant guitare en mains et qui est un peu le roi du système D, cherchant constamment la lutte contre l'instrument pour mieux vivre l'instant à grands coups d'influences blues, allant même jusqu'à saigner sur son instrument en plein live.
Autant dire que les trois hommes sont passionnants, ce que le film semble avoir un peu trop compris à tel point que 80% du métrage se consacrent à chaque homme séparément, revenant sur l'apprentissage, les influences, les débuts, la spécificité, la conception de grands morceaux ou encore le rapport à l'instrument, totalement sacralisé dans le documentaire. Pour peu qu'on soit fan de l'un d'eux, ces séquences sont prenantes mais parfois mal illustrées même si on trouve du très bon dans l'ensemble dont un morceau de blues écrit et improvisé rapidement par Jack White qui force le respect.
Non pas que ces séquences soient intéressantes, mais on est tout de même venu pour voir la rencontre entre des styles différents et le film se révèle assez pauvre sur les séquences de discussions et de jeu entre les 3 hommes, ce qui d'autant plus d'hommage quand on en voit certaines...
Car même si voir ces légendes reprendre I Will Follow ensemble n'a pas franchement grand intérêt tant les jeux différents sonneraient presque comme un brouhaha, on trouve de vrais moments de compassion et d'échange qui sont véritablement amusants et jouissifs. Edge et White complètement hallucinés devant Page jouant le riff de Whole Lotta Love, les trois hommes expliquant aux autres leur passion pour un modèle précis avec son histoire, ou simplement l'écriture d'un morceau acoustique joué en générique de fin (et qui s'avère très sympa), on trouve des passages ou l'alchimie a lieu, comme une interprétation en groupe du In My Time of Dying de Led Zep assez énorme.
Bref, ça a de l'or entre les mains et ça ne l'exploite pas assez mais pour peu que vous aimez le rock'n roll en général, c'est plutôt sympa.
Quand le réalisateur d'Une vérité qui dérange décide de faire un documentaire sur la guitare électrique et son évolution ces 30 dernières années, il ne fait pas les choses à moitié et va carrément chercher Jimmy Page (Led Zeppelin), The Edge (U2) et Jack White (The White Stripes, The Raconteurs, The Dead Weather) pour organiser une rencontre entre les trois géants.
Contenant principalement deux types de scènes : soit centrées sur un artiste en particulier et son parcours ou sur la rencontre même, le film avait toutes les chances de son côté pour être tellement rock'n roll que l'on allait en prendre plein les oreilles.
Il y a des choses très intéressantes, à commencer par le choix des guitaristes.
On a d'abord The Edge, "architecte sonore" selon le guitariste de Led Zep, dont la caractéristique est de chercher le son parfait à grands coups d'effets en tout genre, de chercher la pureté absolue.
A côté de lui, Jimmy Page donc, véritable monstre de la technique qui joue de la guitare comme un homme respire et dont la carrière repose sur la remise en question constante et la variété hallucinante de son jeu.
Enfin, Jack White, le petit dernier qui n'en reste pas moins ultra impressionnant guitare en mains et qui est un peu le roi du système D, cherchant constamment la lutte contre l'instrument pour mieux vivre l'instant à grands coups d'influences blues, allant même jusqu'à saigner sur son instrument en plein live.
Autant dire que les trois hommes sont passionnants, ce que le film semble avoir un peu trop compris à tel point que 80% du métrage se consacrent à chaque homme séparément, revenant sur l'apprentissage, les influences, les débuts, la spécificité, la conception de grands morceaux ou encore le rapport à l'instrument, totalement sacralisé dans le documentaire. Pour peu qu'on soit fan de l'un d'eux, ces séquences sont prenantes mais parfois mal illustrées même si on trouve du très bon dans l'ensemble dont un morceau de blues écrit et improvisé rapidement par Jack White qui force le respect.
Non pas que ces séquences soient intéressantes, mais on est tout de même venu pour voir la rencontre entre des styles différents et le film se révèle assez pauvre sur les séquences de discussions et de jeu entre les 3 hommes, ce qui d'autant plus d'hommage quand on en voit certaines...
Car même si voir ces légendes reprendre I Will Follow ensemble n'a pas franchement grand intérêt tant les jeux différents sonneraient presque comme un brouhaha, on trouve de vrais moments de compassion et d'échange qui sont véritablement amusants et jouissifs. Edge et White complètement hallucinés devant Page jouant le riff de Whole Lotta Love, les trois hommes expliquant aux autres leur passion pour un modèle précis avec son histoire, ou simplement l'écriture d'un morceau acoustique joué en générique de fin (et qui s'avère très sympa), on trouve des passages ou l'alchimie a lieu, comme une interprétation en groupe du In My Time of Dying de Led Zep assez énorme.
Bref, ça a de l'or entre les mains et ça ne l'exploite pas assez mais pour peu que vous aimez le rock'n roll en général, c'est plutôt sympa.