Parfois, tu te dis que ce serait bien de voir une série de films assez has been mais que tout le monde connaît même si très peu de gens les ont tous vus. Tout ça pour dire que j'ai vu la saga Vendredi 13 !
Vendredi 13 (1981) de Sean C. Cunningham
Premier film de la saga dans lequel le fameux tueur au masque de Hockey... n'est pas là!
Plutôt rigolo quoi que longuet, le film vaut surtout pour ses plagiats même pas déguisés, entre une caméra subjective et un titre rappelant évidemment Halloween ou une B.O reprenant sans vergogne celle de Psychose. Une maman se fait décapiter, quand même!
Tout le schéma de la saga y est posé : ados venant au lac pour s'envoyer en l'air avant de faire décalquer la tronche.
Vendredi 13 - Chapitre 2 : le Tueur du Vendredi (1982) de Steve Miner
On prend les mêmes et on recommence, avec une mise en scène du tueur plus directe puisque Jason est dans la place, avec un sac à patates sur la tête. On y tue un handicapé en chaise roulette, quand même ! C'est assez drôle de voir combien les mecs étaient en galère pour iconiser leur tueur.
Vendredi 13 - Chapitre 3 : Meurtres en Trois Dimensions (1983) de Steve Miner
Celui ci vaut pour une 3D que l'on devine aisément puisque les personnages passent leur temps à pointer des trucs vers la caméra (balais, couteaux et j'en passe). Jason récupère enfin son masque de hockey, on y voit des blacks se faire tuer (quand même!) et le film se termine un peu n'importe comment.
Vendredi 13 - Chapitre 4 : Chapitre Final (1984) de Joseph Zito
Un quatrième épisode censé être final et mettant en scène le seul personnage récurrent autre que Jason qu'on reverra par la suite : Tommy. Pas grand chose à se mettre sous la dent que l'on ait déjà vu auparavant.
Vendredi 13 - Chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur (1985) de Danny Steinmann
Complètement useless : le tueur n'est pas Jason (mais en fait si. Mais en fait non.), c'est chiant à mourir et le film est à ce point naze que le prochain fait comme si il n'avait jamais existé...
Vendredi 13 - Chapitre 6 : Jason le Mort-Vivant (1987) de Tom McLoughlin
Ahhhh! De très loin le meilleur. L'introduction, dans laquelle on voit ce bon vieux Jason revenir à la vie en mode zombie est hilarante, le film pose des situations très rigolotes (et voit déjà des personnages faire référence à des films d'horreur face à leur situation, comme quoi Scream c'était du poulet) et Jason y est imposant comme un bon boogeyman bourrin qui se respecte. Et il tue un mec en lui arrachant le coeur d'un seul coup de point, quand même !
Vendredi 13 - Chapitre 7 : Un Nouveau Défi (1988) de John Carl Buechler
Les scénaristes continuent de se lâcher puisque Jason va faire face à... une jeune fille aux pouvoirs télékinésiques!
Plutôt sympathique et ne vaut ne serait que pour une chose qui m'a limite fait hurler de joie : UN MEURTRE A LA DÉBROUSSAILLEUSE !!!! Quand même!
Vendredi 13 - Chapitre 8 : L'Ultime Retour (1989) de Steve Miner
Où Jason s'en va en croisière avant de finir le film dans le port de Manhattan. Un peu long mais regorge de situations assez rigolotes, d'autant que certaines scènes sembleraient presque sorties de la croisière s'amuse. Et il y a un meurtre à la guitare électrique, quand même !
Vendredi 13 - Chapitre 9 : Jason va en enfer (1993) de Adam Marcus
Circulez, il y a rien à voir. Jason apparaît pendant 10 minutes, prenant des espèces de possédés comme tueur tout du long (et voir un cadre de wall street en boogeyman, c'est même pas drôle). C'est digne d'un téléfilm horrifique M6, chiantissime au possible.
Jason X (2002) de Jim Isaac
Quand Jason s'en va... dans l'espace ! Sur le papier c'était ultra bandant, sur la péloche c'est un peu chiant. C'est longuet, ça met du temps à vouloir voir du meurtre et malgré quelques hommages bien sentis, un caméo de David Cronenberg qui fera sourire les trois personnes l'ayant reconnus ou quelques assassinats bien gorasses, on aurait aimer que ça accélère un peu et que ça use plus de son concept, notamment de l'ubber Jason final sous utilisé. Dommage, il y avait matière à en faire le meilleur.
En clair, Vendredi 13, c'est à voir en condition très spécial. Jason Voorhees vaut quelques fous rires et possède mine de rien un charisme assez fou, quelques films sortent du lot (le 6 est pour le coup très sympa) et globalement hormis le 5 & 9 ça remplit quand même son statut de divertissement pop corn décérébré à voir entre potes beurrés à la binouse de super marché, avec son lot d'ados débiles, de bimbos seins nus et de meurtres rigolos. Au moins, vous savez ce que vous regardez quand vous en lancez un, et c'est déjà pas mal. Maintenant, j’attends le réal qui osera faire un Jason supra vénère défonçant tout ce qui bouge plus vite que la lumière. (et faut que je regarde le remake, mais j'ai la flemme)