Re: Vos derniers films vus
Posté : dim. janv. 06, 2013 11:52 am
Le Monde de Charlie (2012) de Stephen Chbosky
Parce qu'il passe son temps à évoquer le malaise adolescent avec un tant soit peu de pertinence et parce que Emma Watson est à croquer, Le Monde de Charlie fait son taf et se regarde sans déplaisir, la bande son n'y étant pas pour rien.
Le seul bémol, c'est que le film s'avère extrêmement mécanique. La fameuse scène du tunnel en est l'exemple le plus flagrant, avec la petite réplique posée là pour inspirer une génération d'ado et une chanson old school qui souhaite devenir le nouvel étendard de la vie parce que la vie, c'est bien. Mécanique, parce que le film ne cesse de marcher dans les pas de ses modèles et d'en reproduire le schéma sans jamais les transcender. Mécanique, parce que le film dit tout haut son discours et s'avère finalement très didactique et explicite. La morale du film m'a fait penser à celle de Garden State notamment, sauf que chez Zach Braff, il se dit beaucoup de choses à l'image, mais que les ados comprendront sûrement plus si on leur balance texto la chose. Et didactique aussi dans cette volonté insupportable de devoir rationaliser le trauma du héros pour justifier son mal adolescent. Le final est d'ailleurs bien foireux à ce sujet, et même si le tout crée évidemment de l'empathie pour le bonhomme, ça en fait tout de même de sacrés caisses pour parler d'un sujet universel et du mal-être des 12-18 ans (parce que ça ne parle que de ça au fond).
Bref, c'est mignon, c'est gentillet, mais c'est loin, mais alors LLLLOOOOIIIIIINNNNN d'être The Breakfast Club, quand bien même ça essai tout du long. Puis Don't You (Forget About Me) > We Can Be Heroes.
The Man with the Iron Fists (2012) de RZA
Ce qui est bien dans ce film, c'est RZA.
Déjà parce qu'il y a Shame on a Nigga en intro, et que forcément ça fait son petit effet, mais aussi parce que le bonhomme accouche de pleins d'idées rigolotes, ne serait-ce que dans la caractérisation de chaque combattant par rapport à leurs armes et styles de combats respectifs. Ca dégouline d'amour pour le cinéma de kung-fu et de sabres, et le mec veut vraiment en coller plein la tronche, son oeuvre ne lésinant pas sur les scènes de fight.
Ce qui est moins bien dans ce film, c'est RZA.
Incapable de transcender son sujet et surtout sa réal, le rappeur livre un découpage brouillon qui semble ne jamais faire les cuts au bon moment, et qui peine à suivre les combats de manière spectaculaire et/ou lisible.
C'est pas du Michael Bay ou du Europa Corp, mais malgré tout, on ne prend jamais réellement son pied, et les effets numériques mal vissés n'aident pas vraiment.
En clair, il y a de bonnes intentions, mais ça ne tient pas ses promesses.
Parce qu'il passe son temps à évoquer le malaise adolescent avec un tant soit peu de pertinence et parce que Emma Watson est à croquer, Le Monde de Charlie fait son taf et se regarde sans déplaisir, la bande son n'y étant pas pour rien.
Le seul bémol, c'est que le film s'avère extrêmement mécanique. La fameuse scène du tunnel en est l'exemple le plus flagrant, avec la petite réplique posée là pour inspirer une génération d'ado et une chanson old school qui souhaite devenir le nouvel étendard de la vie parce que la vie, c'est bien. Mécanique, parce que le film ne cesse de marcher dans les pas de ses modèles et d'en reproduire le schéma sans jamais les transcender. Mécanique, parce que le film dit tout haut son discours et s'avère finalement très didactique et explicite. La morale du film m'a fait penser à celle de Garden State notamment, sauf que chez Zach Braff, il se dit beaucoup de choses à l'image, mais que les ados comprendront sûrement plus si on leur balance texto la chose. Et didactique aussi dans cette volonté insupportable de devoir rationaliser le trauma du héros pour justifier son mal adolescent. Le final est d'ailleurs bien foireux à ce sujet, et même si le tout crée évidemment de l'empathie pour le bonhomme, ça en fait tout de même de sacrés caisses pour parler d'un sujet universel et du mal-être des 12-18 ans (parce que ça ne parle que de ça au fond).
Bref, c'est mignon, c'est gentillet, mais c'est loin, mais alors LLLLOOOOIIIIIINNNNN d'être The Breakfast Club, quand bien même ça essai tout du long. Puis Don't You (Forget About Me) > We Can Be Heroes.
The Man with the Iron Fists (2012) de RZA
Ce qui est bien dans ce film, c'est RZA.
Déjà parce qu'il y a Shame on a Nigga en intro, et que forcément ça fait son petit effet, mais aussi parce que le bonhomme accouche de pleins d'idées rigolotes, ne serait-ce que dans la caractérisation de chaque combattant par rapport à leurs armes et styles de combats respectifs. Ca dégouline d'amour pour le cinéma de kung-fu et de sabres, et le mec veut vraiment en coller plein la tronche, son oeuvre ne lésinant pas sur les scènes de fight.
Ce qui est moins bien dans ce film, c'est RZA.
Incapable de transcender son sujet et surtout sa réal, le rappeur livre un découpage brouillon qui semble ne jamais faire les cuts au bon moment, et qui peine à suivre les combats de manière spectaculaire et/ou lisible.
C'est pas du Michael Bay ou du Europa Corp, mais malgré tout, on ne prend jamais réellement son pied, et les effets numériques mal vissés n'aident pas vraiment.
En clair, il y a de bonnes intentions, mais ça ne tient pas ses promesses.