Re: Vos derniers films vus
Posté : jeu. oct. 02, 2008 8:56 pm
Pour détailler mon avis sur Vinyan:
Vinyan, c'est avant tout une expérience qui se ressent; il est donc fort difficile de l'exprimer et encore moins de l'expliquer. Quoiqu'il en soit, trois ans après le dérangeant mais réussi Calvaire, le réalisateur belge Fabrice Du Welz nous revient avec un deuxième long-métrage, Vinyan donc, qui oscille entre oeuvre expérimentale et drame, où l'horreur ne se trouve jamais vraiment très loin. On y retrouve la sublime Emmanuelle Béart, qui n'hésite pas à se mettre à nu (littéralement), afin d'incarner cette mère en refus de deuil, prête à s'accrocher au moindre indice qui supposerait que son enfant disparu soit encore en vie. Elle partage la tête d'affiche avec Rufus Sewell – que l'on a pu apercevoir dans Dark City, ou plus récemment dans L'illusioniste – qui incarne ici, au premier abord, le pilier du couple, celui qui tente de maintenir sa femme dans la lucidité. Un casting peut-être surprenant, mais qui reste convainquant, malgré l'obstacle de la langue pour l'actrice française. Visuellement, le film est bluffant et n'hésite pas à virer dans l'expérimental pur, comme dans la séquence d'ouverture, magnifique. Du Welz filme les déboirs de ce couple fragile avec une émotion telle, que certains plans semblent avoir été tournés à fleur de peau, ce qui renforce l'intensité dramatique du long-métrage.
Malheureusement, le film perd de sa force dans sa deuxième partie, lorsque les éléments du voyage physique et ceux du voyage intérieur commencent à se mélange. Le spectateur a la désagréable impression que certains éléments semblent avoir été bâclés. Les enfants, par exemple, qui jusque là n'étaient apparus qu'à de brèves reprises, occupent soudainement une place essentielle, spécialement lors de la chute du film. On essuie également quelques passages à vide – certes nécessaires – qui viennent meubler et servir de transition entre deux moments importants du film. Cela dit, un constat demeure: Vinyan ne vous laissera en aucun cas indifférent, bien au contraire, puisqu'à la fin de la projection, vous nagerez dans un océan de pensées.
Vinyan, c'est avant tout une expérience qui se ressent; il est donc fort difficile de l'exprimer et encore moins de l'expliquer. Quoiqu'il en soit, trois ans après le dérangeant mais réussi Calvaire, le réalisateur belge Fabrice Du Welz nous revient avec un deuxième long-métrage, Vinyan donc, qui oscille entre oeuvre expérimentale et drame, où l'horreur ne se trouve jamais vraiment très loin. On y retrouve la sublime Emmanuelle Béart, qui n'hésite pas à se mettre à nu (littéralement), afin d'incarner cette mère en refus de deuil, prête à s'accrocher au moindre indice qui supposerait que son enfant disparu soit encore en vie. Elle partage la tête d'affiche avec Rufus Sewell – que l'on a pu apercevoir dans Dark City, ou plus récemment dans L'illusioniste – qui incarne ici, au premier abord, le pilier du couple, celui qui tente de maintenir sa femme dans la lucidité. Un casting peut-être surprenant, mais qui reste convainquant, malgré l'obstacle de la langue pour l'actrice française. Visuellement, le film est bluffant et n'hésite pas à virer dans l'expérimental pur, comme dans la séquence d'ouverture, magnifique. Du Welz filme les déboirs de ce couple fragile avec une émotion telle, que certains plans semblent avoir été tournés à fleur de peau, ce qui renforce l'intensité dramatique du long-métrage.
Malheureusement, le film perd de sa force dans sa deuxième partie, lorsque les éléments du voyage physique et ceux du voyage intérieur commencent à se mélange. Le spectateur a la désagréable impression que certains éléments semblent avoir été bâclés. Les enfants, par exemple, qui jusque là n'étaient apparus qu'à de brèves reprises, occupent soudainement une place essentielle, spécialement lors de la chute du film. On essuie également quelques passages à vide – certes nécessaires – qui viennent meubler et servir de transition entre deux moments importants du film. Cela dit, un constat demeure: Vinyan ne vous laissera en aucun cas indifférent, bien au contraire, puisqu'à la fin de la projection, vous nagerez dans un océan de pensées.