alex_bono a écrit :
le générique pue horriblement et est totalement débile
Pareil que Luciole et clone, moi j'ai beaucoup apprécié le générique ( malgré ses quelques maladresses ).
Cela démontre qu'il faut voir le sujet sous un oeil filmique, la BD elle n'est pas sous les yeux au cinéma, elle est bien au chaud sur une étagère dans la bibliothèque! Donc faut se déconnecter de la BD, et se connecter à l'écran. Ceux sont deux manières complètement différentes de raconter une histoire et de présenter les choses aux moyens de perceptions qui s'offre aux travers d'un film, en passant par la vue, jusqu'à l'ouïe, dans un temps imparti qui sollicite une attention complètement différemment, que ne peux le faire la lecture.
Basile a écrit :Et pour les gens qui l'ont lu plus d'une fois, on peut même dire "Watchmen fait appel aux techniques narratives exclusives à la bd qui rendent impossible l'adaptation d'un matériel qui ne peut être compressé ".
Et à ceci je reprends ce que j'avais posté dans les commentaires du post de la critique du film sur le site ici :
http://www.cloneweb.net/index.php?2009/ ... ritique#co
" Shaman83, tu dis je cites : "je pars toujours du point de vue qu'une adaption comics au cinema doit etre vu avec des yeux nouveau pour donner une critique en tant que film point"
Et c'est exactement ma pensée, et ce que j'ai dis à maintes reprises ici ou ailleurs, peu importe que le film soit une adaptation tiré d'un comic, ou d'un livre, ou même un autre média.
Le fait de le transposer d'un média à un autre, implique des apports nouveaux ou des modifications pour apporter au mieux une vision la plus identique possible que le matériel d'origine mais selon justement ce qu'impose ce nouveau média de transposition ( tout comme son média d'origine le comic, lui aussi impose des codes et des limites ).
Je ne parle même pas du facteur temps qui revient souvent dans les discussions, encore moins des termes de "fidelité" souvent cités pour justifier l'existence d'une adaptation ou pas.
Il s'agit simplement d'aller au delà des conventions qu'impose l'oeuvre originale, en les dépassants pour justement être capable de revoir l'oeuvre sous un oeil nouveau, et il s'agit là de la voir selon un oeil filmique, couché sur pellicule.
Ne pas aimer cette adaptation est une chose, l'aimer aussi, tout comme la trouvée juste ou injuste, ici encore une fois ce film déchaine les passions ( pour un tas de raisons ), mais peu importe ce qui dois en rester c'est l'essence de l'oeuvre, son esprit les discours qu'elle véhicule, les questionnement qu'elles pose, son-elles présentes?
Pour ma part oui, à un certain degré, un degré en tout cas suffisant pour tenter d'éveiller chez les gens une réflexion derrière, tout comme l'oeuvre originale est censé le faire ( cela dépendra de chaque personne et de sa capacité de compréhension, d'ouverture, et de ressenti ).
L'oeuvre de Moore elle même est porteuse de discours, l'un d'entre eux et justement l'acceptation de ce que nous sommes ou ce que nous pouvons être, et donc au delà de ces acquis qui peuvent pousser à la différence et au refus de ce qui nous est différent justement.
Ainsi repousser d'office l'idée qu'un tel film n'est pas de légitimité, sous prétexte que l'oeuvre dont il est tiré est plus dense, plus réfléchie, plus enfouie, plus méticuleuse et plus riche ( de par les possibilités de narration plus vaste qu'elle offre ), ne mène pas à l'idée qu'il est possible de tenter d'en capter les mêmes questionnements, et une essence assez suffisante pour en retrouver les idées de bases.
Alan Moore à écrit une oeuvre magnifique, mais aussi belle qu'elle puisse être, il n'est ni messie, ni génie, c'est un homme "éclairé" du moins son talent l'est, et c'est grâce à lui et aussi à ce qu'il est en tant que personne, et tout ce qu'il le forge ( ses expériences, son vécu, sa vie etc ... ), qu'il à pu écrire un oeuvre aussi dense est intéressante ayant touché ( et touchant ) de plus en plus de monde ( l'effet cinéma, et l'effet de mode y est aussi pour beaucoup ).
Mais peu importe les qualités intrinsèques de son oeuvre, ce n'est pas non plus un dogme, ni un texte biblique, partir du constat même ou son oeuvre est inadaptable sous prétexte qu'elle est dite trop dense, "impossible à adapter" pour toutes les raisons du monde déjà dites maintes et maintes fois, par lui ou par les fans et lecteurs les plus accrocheurs de son travail, n'en fait pas une vérité absolue, qui ne demande pas une réflexion et un travail ou un retravail pour tenter de transposer "l'impossible".
Penser le contraire c'est ne pas vouloir accepter qu'il est possible de braver l'impossible, comme ci raconter à nouveau une histoire existante sur du papier, ne l'était pas non plus sous une autre forme, et pourtant c'est la même histoire.
Pour faire une image, si l'ont comparait l'oeuvre d'origine à une fleur, même rare, très rare, avec tout ce que cela implique, avec une odeur particulière extrêmement difficile à condenser, "reproduire", et qu'on voulait en faire un parfum, qui pourrait être le film.
Il est évident que l'ont passe d'une entité physique avec toutes ces variabilités existentielles et chimiques ( textures, couleurs, etc ... ) à une autre entité qui n'a plus du tout la même manière d'exister, et de se faire ressentir ( aucun jeu de mot, je parle de perception et de ressenti émotionnel ainsi que de compréhension et d'analyse ), à la recherche d'un parfum qui en découlerait ( ce serait donc le film ).
Si le travail est bien effectué, peu importe que la fleur soit matérielle, et existante avec sa forme d'origine et son corps, ou qu'elle soit liquide, et un simple parfum, qui perdra beaucoup de la beauté d'origine de cette fleur, il est possible d'en extraire son essence, afin d'en faire un parfum et d'en donner une nouvelle forme qui n'aura qu'un but, c'est en offrir une odeur, une essence qui sera reconnaissable et qu'elle soit la plus proche de celle de l'entité dont elle à été extraite.
Il n'est bien entendu pas question de biologie ici et ni de chimie à proprement parlé, mais il s'agit du même travail, et c'est ce qu'offre deux média artistique que sont autant le comic ( et l'écriture donc ) comme le cinéma, la capacité de capter, et de créer, ou recréer, pourvu qu'il l'intention de raconter et de transposer reste identique.
Je pense que c'est aux gens de faire un travail sur eux mêmes pour chercher les atomes crochues, aussi petit sont ils pour en faire émerger la substance nécessaire à ce que l'oeuvre puisse être aussi attractive, et intéressante, bien entendu le film ( celui ci Watchmen ) n'a peut être pas la même richesse au yeux de tous, pour en extraire les même qualités que l'oeuvre originale, mais peut être assez pour en retrouver un discours et une essence assez dense qui soulève les thèmes générales de l'oeuvre originale. "
ps: désolé pour les fautes ou la syntaxe, c'était tapé dans rapidement.