Arkaron a écrit :Primer, de Shane Carruth
Sur les bons conseils de Sigurd. C'est assez remarquable qu'un film indépendant et fauché se tienne aussi bien alors qu'on se bouffe des tonnes de merde dès qu'il y a un budget digne de ce nom. En terme de Hard SF, ça s'inscrit dans le florilège du genre, mais l'une des grandes forces du film réside dans l'écriture des personnages, grâce auxquels on croit réellement aux péripéties narrées. Un excellent travail donc, même s'il représente une illustration parfaite de la quasi-impossibilité de lier précision d'écriture et large accessibilité. Certains dialogues scientifiques sont abscons au néophyte et la narration est somme toute exigeante ; impossible de tout piger en une seule fois. Au final, c'est un exercice intéressant, mais je pense qu'il ne faudra pas que Carruth le répète. Hâte de découvrir Upstream Color.
Ça me donne envie de le revoir du coup, mais j'en garde le souvenir d'une référence Hard SF oui et comme tu dis, malheureusement pas très accessible. Mais ça l'enfonce bien profond au reste de la production du genre.
Tu t'étais grave fait chier. T'avais trouvé ça gentillet et assez nul. Tu devrais avoir honte !loval a écrit :Et la musique de Goldenthal tabasse tout!
J'avais des réserves sur le film... mais je me souviens plus desquelles.
C'est d'un vide ce film. Rien ne se passe, tout est écrit dès le début, Olivia Wilde est assez insupportable... Décidément Clone, je ne comprends pas tes goûts, toi qui d'habitude n'aimes pas quand "rien ne se passe". J'avais l'impression de voir les mêmes scènes en boucle, encore et encore.loval a écrit :Je crois que Sigurd a plutôt détesté.cloneweb a écrit :Ivresse entre amis
Le vrai titre, c'est Drinking Buddies, une romcom indé, sortie aux USA il y a un petit moment et que Sony va tenter de sortir fin janvier uniquement en VOD.
C'était mignon, très bien fait, et on tombe un peu plus amoureux d'Olivia Wilde à chaque seconde qui passe dans le film.
Sinon, pour ma part (et puisque tout le monde semble motivé a participer à ce topic et même à répondre aux posts des autres
SPECIAL ID de Clarence Fok Yiu-leung
Après une intro jouissive, le film retombe comme un vieux soufflé, s'enfonce dans une narration calamiteuse et des enjeux inintéressants... Bref, on a envie de roupiller jusqu'au final, qui présente le seul regain d'intérêt. Dans ses films contemporains, Donnie Yen a souvent un petit côté "frimeur tête à claque". Il ne l'a jamais autant été que dans Special ID où il agace assez vite à force d'en faire des caisses. Si ça cogne très fort dans ses deux grosses scènes d'action, ça n'arrive pas à la cheville d'un Wilson Yip en termes d'écriture. Dommage.
TURN LEFT, TURN RIGHT de Johnnie To & Wai Ka-fai
Plus connu sous nos latitudes pour ses polars, Johnnie To aligne une filmographie et comédies et de films romantiques (qu'il coréalise la plupart du temps avec Wai Ka-fai) assez impressionnantes. Plein de bons sentiments, ce Turn Left, Turn Right est l'exemple parfait de de ce qui fait la force du cinéma asiatique dans l'ensemble des genres. Cette histoire d'amour entre deux âmes sœurs qui vivent en parallèle sans jamais se croiser est sauvée par un deuxième degré presque omniprésent. Du coup c'est très frais, très drôle et même plutôt joli dans l'avalanche de symboles qui viennent signifier le destin de ces deux amants maudits.












