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par Hellboy » mer. oct. 28, 2009 1:08 pm
Je viens de finir Oban Star Racers (26 épisodes en 4 jours) et le bilan est très positif.
C'est du super boulot.
1. Le fond : classique mais toujours efficace (le fameux "parcours initiatique") avec des influences ghibliques évidentes (le personnage principal est une jeune fille obstinée) et aussi evangelionesques (psychologie des personnages, notion de responsabilité), l'histoire reste crédible et cohérente du début à la fin (même si la fin est un poil trop métaphysique).
Les évènements progressent très graduellement (il s'agit d'un championnat de course avec donc plusieurs tours éliminatoires, les nostalgiques des tournois de dragonball ne seront pas dépaysés) et les sous-intrigues trouvent toutes leur résolution aussi.
Il y a certes des répétitions (un épisode = une course) mais au moment où on commence à se lasser, le cycle 1s'achève et on entre dans la deuxième moitié de la série avec de nouvelles modalités de courses, de nouveaux personnages et de nouveaux thèmes abordés. Certains passages sont un peu longs et on a envie de secouer les personnages mais on comprend bien que c'est pour créer de la tension et du suspens.
La fin est assez inattendue et donne un sentiment de "ah ouais bien vu, c'est cool".
2. La forme : bon, disons-le tout de suite : les personnages n'ont pas de nez. Aucun. Même pas une narine. Mais une fois surmonté cet énorme obstacle, tout le reste est impeccable : personnages, méchas, décors... le design est nickel. L'animation est maîtrisée (mélange 2D/3D qui passe comme dans du beurre) et les musiques sont parfaites : épiques et intemporelle (autre détail : chaque personnage a son thème, à l'ancienne).
La série est le fruit d'une collaboration franco-japonaise : les français ont apporté mise en scène, design et scénario (et ils ont fait toute la 3D) et les japonais se sont chargés de l'animation 2D et des musiques. Et le moins que l'on puisse dire c'est que le mélange prend !
Il faut bien comprendre que la série est le "bébé" d'un seul homme : Savin Yeatman Eiffel. Je ne reviendrais pas sur tout son boulot et son combat face aux producteurs occidentaux et animateurs japonais, mais sur le fait que ce gars a su parfaitement digérer les séries animées japonaises ou les précédentes coproductions franco-japonaises (ulysse 31, les cités d'or) pour créer un nouvel hybride. On a à la fois du shônen, de la psychologie, du shôjô... le tout avec une grande qualité visuelle. (bon sinon, je pense aussi que le gars a beaucoup de sous et que c'est plus facile pour convaincre des investisseurs)
Je ne puis donc que vous conseiller de regarder cette série et de suivre les futures productions de ce studio.