Super compte rendu de lectures comme on en a pas eu depuis belle lurette.
Batman : Broken City de Brian Azzarello & Eduardo Risso
J'aime
Batman et j'aime
100 Bullets. Autant dire que la réunion des deux avec l'équipe créative de la série vertigo sur le chevalier noir m'a attiré immédiatement et que le résultat en valait la peine.
Certes, l'histoire est pas révolutionnaire et on suit le parcours d'un Bruce Wayne en pleine enquête sur un meurtre, dans lequel il croisera le chemin de Killer Croc et du Pingouin. Le récit se suit facilement et avec plaisir grâce aux névroses du héros dont la quête de protection d'un orphelin le renvoi à son lourd passé et à de nombreux rebondissements bien amenés, le rythme global étant assez soutenu. Visuellement, Risso donne du lourd avec quelques planches stylisées de toutes beeaaaauuuutttéééééé et est égal à lui même : il met toujours l'essentiel dans l'image et ne surcharge jamais.
Globalement, c'est du bon, je recommande.
La lecture qui allait révolutionner ma vie...
Scott Pilgrim : Precious Little Life de Bryan O. Malley
Le problème avec
Scott Pilgrim, c'est que j'arrivais limite blasé avant même d'avoir ouvert l'ouvrage. Comprenez moi, on m'avait déjà fait le coup avec Là-Haut et j'allais débuter la série avec 6 mois de matraquage intense par les Loos Bros, 6 mois à côté desquelles les campagnes de propagande de l'URSS faisaient passer Staline pour une baltringue. Mais comme j'ai l'habitude, j'ai opté pour une autre technique : plutôt que d'attendre le Saint Graal, j'ai baissé mes attentes au plus bas.
Et ça a été payant. Non que
Scott Pilgrim soit le comic book le plus cool du monde lalala, mais c'est tout de même très sympathique, joliment dessiné et assez barré pour que ça sorte du lot. Certes, ça m'a absolument pas retourné et en lisant la chose, j'imaginais bien ce cher Alex Loos en train de rêver d'être SP, chose qui me tromatisait quelque peu. Mais ça se lit tout seul et j'ai même souris à quelques moments, rendez vous compte ! Ceçi dit, ça reste gentillet.
Et personnellement, j'aime quand c'est méchant. Autant dire que l'autre découverte, elle aussi sujet à un an de pub sans faille par Basile et Hellboy en plus d'une réputation quasi divine, m'a convaincue bien plus fortement...
Preacher, Tome 1 & 2 de Garth Ennis & Steve Dillon
MAZELTOV. Réputé comme étant le comic book ayant lancé Vertigo avec le
Sandman de Neil Gaiman, force d'admettre que non seulement ce
Preacher n'a pas pris une seule ride mais que c'est toujours over jouissif. Cette histoire complètement barje d'un prêtre habité par le rejeton d'un ange et d'un démon qui part à la recherche de Dieu pour lui mettre un coup de pied au cul parce que celui à démissionner est un putain road trip transgressif et qui n'y va pas par 4 chemins. Ça rentre méchamment dans le lard de la religion, de la société américaine actuelle et de la bien-pensance générale sans prendre de gants, à coups de situations hallucinantes et parfois même dérangeantes (le coup du cercueil...

), de répliques hilarantes et ultra bad ass ("
C'est ta pénitence -Mais... Quel est mon péché...? -Nous avoir fait chier") et de personnages plus hauts en couleurs les uns que les autres, avec une mention spéciale pour Cassidy, vampire littéralement allumé. Steve Dillon assure comme un cochon au dessin avec un trait noir livrant une ambiance tantôt poisseuse, tantôt schtarbée et fini de donner une identité sans commune autre à cette série.
Disons le comme il est :
Preacher représente avec
Transmetropolitan le sommet de Vertigo (le label qui tue tout ce qui bouge.) J'ai hâte d'avoir la suite parce que là pour le coup, ça BUTE !!!!