Après des années que le DVD me hante chez moi, et des mois que Sigurd m'urge de le voir, j'ai enfin regardé un film historique.
2001: A Space Odyssey de Stanley Kubrick (1968)
Révolutionnaire, le film l'est assurément. Dans sa forme, sa narration, son concept. Découvert plus de quarante ans après sa sortie, je peux mesurer l'impact d'une telle oeuvre sur le cinéma, dans sa perception des choses et sa façon de présenter les éléments. L'espace, mais pas seulement. Techniquement et visuellement, le film atteint quelque chose de fabuleux, il y a des séquences totalement hypnotiques, éternelles. C'est beau. Mais, il y a un mais. Je ne suis pas le plus grand fan de Kubrick, et ce film résume assez bien ce que je pense du Monsieur. Un peu à l'image des grands (comme Welles, par exemple), je trouve ses oeuvres froides. Elles ne m'impliquent jamais de manière viscérale. Ce sont des plasticiens et des techniciens de génie, qui réalisent des oeuvres que je trouve distantes.
Dans 2001, l'ambition de Kubrick le dessert: à force de vouloir réaliser le film universel à tout prix (volontairement ou pas) - l'oeuvre absolue -, il vire dans la grandiloquence et le tape-à-l'oeil. Je vais me faire tuer, mais j'assume. Son insistance sur la profondeur de champs, l'absence de gravité et à vouloir brouiller nos repères physiques vire du respect et de la fascination à l'agacement. La méticulosité de sa mise en scène et de son récit finit par gonfler; son espèce de jusqu'au-boutisme narratif fatigue. Et les ballets cosmiques, qui s'annoncent si fascinants au début, m'ont paru bien ridicules dans leurs répétitions - heureusement, ça se calme considérablement sur la dernière partie. Kubrick s'obstine maladivement sur des éléments que cela finit par le desservir.
Mais je vais m'arrêter là, car j'entends déjà les gros sabots de quelqu'un qui va me dire que je n'ai pas compris









